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Retraites complémentaires : la difficile négociation Agirc-Arrco

Le 20 mars 2015, les représentants des employeurs et des salariés se sont retrouvés suite à la première séance de négociation sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco qui a eu lieu le 17 février et durant laquelle le Medef avait proposé une série de mesure. Lors de cette deuxième réunion se sont les syndicats qui ont pu présenter leurs propositions. Ces derniers souhaitent que les efforts demandées pour réaliser des économies soient rééquilibrés entre les entreprises et les salariés. La prochaine séance se déroulera le 10 avril.

L’objet de la négociation qui se déroule actuellement et qui doit aboutir d’ici la fin juin 2015 est la recherche de financement pour les régimes complémentaires des salariés du privé. Lors de la séance du 20 mars 2015, les partenaires sociaux ont échangé à la fois sur le texte présenté par la CGT et sur l’avant-projet de la délégation patronale. Les syndicats réclament avant toute chose une meilleure répartition des efforts entre les différents acteurs des régimes. Le patronat a quant à lui, proposer de revoir certaines de ses positions concernant notamment le système de décote dégressif et temporaire et la pension de réversion.

Les syndicats sont unanimes : ils refusent catégoriquement que la charge du financement porte exclusivement sur les retraités et les salariés. Selon Jean-Louis Mayls (CFDT) : «  la question de l’effort patronal sera l’un des enjeux de la prochaine séance de négociation ». Pour Serge Lavagna (CFE-CGC) « c’est un avant-projet excessif et déséquilibré. L’ensemble des mesures est très lourd et touche seulement les futurs retraités et pas les entreprises ». « Les ressources immédiates doivent passer par les cotisations des entreprises. Tout le monde doit faire des efforts, plus on est nombreux à en faire, moins cela pèse sur chaque partie prenante» renchérit Pascale Coton (CFTC). « Les propositions ne sont pas équilibrées, car il n’y a pas de cotisations » patronales, conclut Philipe Philet (FO). Le Medef quant à lui adopte une toute autre position. Pour Claude Tendil, négociateur de l’organisation patronale, la hausse des cotisations n’est pour l’instant pas envisagée.

Autre point important de divergence entre les partenaires sociaux : la fusion des régimes Agirc et Arrco. Alors que le Medef et la CFDT prônent un régime unifié, trois syndicats – la CGT, la CFE-CGC et la CFTC – s’opposent à une telle mesure. Pour la CGT et la CFE-CGC la remise en cause de la garantie minimale de point et du statut de cadre est la principale raison d’opposition. Conscient du problème Claude Tendil pourrait envisager de réduire le taux de réversion à 55% (contre 60%). La proposition patronale initiale d’un taux de réversion avec option décriée par l’ensemble des syndicats seraient ainsi supprimée. Le patronat serait également prêt à revoir a proposition d’un abattement temporaire et dégressif applicable entre 62 abs et 67 ans. Son entrée en vigueur pourrait être décalée de deux ans, il s’appliquerait à compter de 2021, c’est-à-dire pour la génération 1959.


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